Caligari, exposition collective de l’atelier Tayou, galeria Continua, Les moulins, 2016



Limites poreuses, exposition personnelle, galerie du Crous, Paris, 2017






Ailleurs, exposition collective, centre d’art Gallifet, Aix en Provence, 2018






Stigmates d’un bâti, exposition collective Seuils, galerie du Crous, Paris, 2018



Deconstructed city state, exposition collective, Wroclaw, Pologne, 2018




Edifice entre deux architectures, exposition de diplôme de fin d’études, ENSBA Paris, 2019





Maquettes, prototypes, vues d’atelier 2016-2020






Architecture-sculpture
Le premier geste consistant à suspendre du tissu mélangé à du plâtre permet à la gravité de déterminer une forme.
Le second geste consistant à opérer une rotation de 180° me permet de proposer à la sculpture d’être aussi une architecture.
La fine coque solide composée de multiple plis figés est comme une empreinte de l’attraction terrestre.
Sa forme caractéristique, la voûte, fait écho aux architectures romanes et gothiques.
Les mouvements du tissu prennent place de manière naturelle et aléatoire mais d’un point de vue mathématique, la forme que construit l’arche caténaire offre un équilibre des forces à stabilité optimale. L’architecte Antoni Gaudi a mis au point le système dit de la chainette pour obtenir ce genre de formes.
Texte de Anne-Lou Vicente à propos du dipolôme de fin d’études aux Beaux-arts de Paris en Juin 2019 :
Il fallait se faufiler derrière le Palais des études pour dénicher son installation.
Théophile Stern a choisi cet espace hors-champ, en extérieur et en retrait, pour son caractère hybride d’un point de vue architectural : la bâtisse cossue du début du XIXe siècle, classée monument historique, cohabite avec un bâtiment préfabriqué rempli de tags s’élevant sur plusieurs étages et des fragments de répliques de vestiges antiques datant de l’ancienne vie de l’école.
Il s’est greffé à l’existant pour construire un édifice à ciel ouvert convoquant l’histoire des lieux comme notre mémoire collective, à mi-chemin entre chantier et ruines, cultures chrétienne et musulmane, arts plastiques et décoratifs, dans un esprit Gaudien.
Réalisées à partir de tissu trempé dans du plâtre, des arches blanches se dressent sur des fers à béton servant ici et là de supports et d’outils d’accrochage de ce qui semble composer les signes d’une archéologie du futur : empreintes de pneus et de plaques d’égouts sillonnant le continuum urbain, bas-reliefs réalisés à partir d’images hautement définies d’une information diffusée non-stop, bestiaire en céramique représentant des personnalités politiques et autres icônes, etc. Autant d’archives d’un temps présent à l’obsolescence programmée, constitué de strates multiples et saturé d’actualités en tous genres que Théophile Stern réinjecte et réinvente dans sa fabrique expérimentale qui ne craint pas la confrontation des époques et de leurs artefacts.